Le distributeur belge Colruyt quitte la France : plus de 608 emplois supprimés à Dole

Si cette cession permet d’offrir une « poursuite d’activité à 2.080 salariés« , en revanche « les sites logistiques, dont le siège de Rochefort-sur-Nenon« , près de Dole, « n’ont pas trouvé de repreneur à ce stade« , a indiqué à l’AFP un porte-parole de l’entreprise. « Cette situation conduit malheureusement à la suppression de 704 emplois« , a-t-il ajouté.

Les syndicats UNSA et CGT évoquent, eux, le chiffre de 705 suppressions d’emplois. Ce sont « 705 familles qui vont basculer dans l’incertitude, la précarité et l’angoisse du lendemain« , ont-ils souligné dans un communiqué, regrettant que, « une fois de plus« , les salariés « paient les conséquences de décisions financières et stratégiques pour satisfaire les actionnaires« . Les contrats de travail concernés prendront fin au plus tard courant mars, a précisé à l’AFP Julie Bouchot, déléguée syndicale UNSA et élue du CSE.

Pas d’équivalent chez les repreneurs

Selon les syndicats, 608 emplois vont être supprimés dans la région de Dole et 44 à Gondreville (Meurthe-et-Moselle), c’est-à-dire au siège de Colruyt France, ainsi que dans les services logistiques et de support technique. Ces métiers « ne trouvent pas d’équivalent direct chez les repreneurs qui disposent déjà de ces effectifs« , a précisé la direction. En outre, 53 emplois seront supprimés dans les cinq magasins non repris, à Carling et Faulquemont (Moselle), Sens (Yonne), Masevaux (Haut-Rhin) et Montchanin (Saône-et-Loire), selon les syndicats.

En avril dernier, Colruyt Retail France évoquait des « conditions difficiles sur le marché français très concurrentiel de la distribution alimentaire« , soulignant que « malgré d’importants efforts sur la rentabilité de ses activités françaises, les résultats escomptés n'(avaient) pas été atteints« .

L’enseigne belge implantée en France depuis 1996, essentiellement dans le quart nord-est, va céder 81 magasins à Intermarché (ITM), 14 à Leclerc, 3 à Carrefour et 2 à Super U. 

« Colruyt Group a négocié et signé un accord majoritaire avec les partenaires sociaux, validé par l’administration« , qui prévoit notamment « des indemnités supra-légales significativement supérieures aux pratiques habituellement observées dans le secteur de la grande distribution en France« , a précisé l’entreprise.

(AFP)